#témoignage – J’ai arrêté de fumer il y a 1 an

Ça ne faisait pas partie de mes résolutions 2018 d’arrêter de fumer. Je l’ai fait plus ou moins décider sur un coup de tête après une « dispute » avec mon père. Il me disait que c’était stupide et que je faisais une erreur. Comme toute personne qui ne veut pas arrêter, je lui disais de se taire et que ça ne changerait pas tant que je ne l’aurais pas décider. Finalement quelques heures après, je me suis dit : « Et si j’arrêtais ? ».

J’étais fumeuse depuis près de 6 ans. J’avais fumé ma première cigarette pendant des vacances de la classe de cinquième avec un de mes cousins pendant que nous étions seuls. Je me souviens très bien avoir eu une petite panique d’être déjà dépendante après ma première bouffée (ce qui est bien sûr complètement faux). Je me souviens presque dix ans après à quel point je trouvais que c’était mauvais au goût et à l’odeur. Mais une fois que j’avais essayer, je faisais partie du « groupe des ados qui savaient ce que c’était » (la super mentalité des collégiens.ennes).

Ensuite au fil des années, j’ai acheté un paquet. Je fumais une cigarette après le déjeuner les rares fois où nous mangions dehors…

C’est au lycée où j’ai commencé à fumer tous les jours. Je sais que c’est à cause des pauses récréations que je suis devenue dépendante. Pas de la cigarette en soit, mais de faire une pause cigarette pour se détendre entre deux cours.

J’avais essayé une fois d’arrêter de fumer en seconde, mais ça n’avait marché que deux ou trois semaines.

Au fur et à mesure du lycée, je suis passée d’un paquet par semaine à un paquet tous les deux jours, voire même par jour les fois où je sortais boire des verres, en soirée ou les jours de long cafés.

Arrivée en première année d’étude, je pense que je fumais à peine moins d’un paquet par jour. À ce point de mon témoignage, est-ce nécessaire de préciser que j’étais complètement dépendante ?

C’est arrivant aux études supérieures que j’ai commencé à remarquer que les étudiants essayent de ne pas trop fumer, mais quand même un peu parce que « comment se passer d’une cigarette avec un verre de vin ?« , « pendant les soirées, je peux pas m’en passer« …Je faisais complètement partie de ces personnes qui voulaient limiter leur consommation, mais pas trop quand même, jusqu’à cette discussion avec mon père début janvier 2018.

Une fois la décision mise en place mentalement et physiquement (plus de cigarette dans son sac), je savais que cette addiction n’allait pas partir avec la magie du Saint Esprit. J’ai donc sortie ma vielle cigarette électronique (que j’avais justement acheter pour diminuer), acheter du produit pas périmer, et hop ! Défit 0 cigarette mis en place.

Si je me souviens bien , j’ai mis trois semaines avant de totalement supprimer les cigarettes. Je craquais pendant une soirée arrosée, après un repas trop copieux…

Le 1er février 2018, j’ai fumé ma dernière cigarette. Je me suis rendue compte que c’était la dernière que je fumais déjà parce que l’odeur commençait à me dégouter et que je ne prenais qu’un plaisir très minime. Une fois cette constatation faite, j’étais prête à totalement arrêter.

Mais cet arrêt n’a pas été total puisque je continuais à vapoter. La cigarette électronique m’a permis de supprimer mon addiction à la nicotine puisque je diminuais la quantité petit à petit. J’ai commencé (douloureusement parce que je pense que j’avais « besoin » de plus) à 6 de nicotine, environ 3 mois après je suis passée à un indice 3, pour arriver à 0 vers le mois de juin.

Une fois l’addiction aux produits toxiques disparut, j’ai dû supprimé celle du geste. Les fameuses pauses cigarettes étaient encrées dans mes habitudes depuis plus de 4 ans. Pour être honnête, je pense que j’ai perdu l’habitude des pauses cigarettes grâce à San Francisco. Je ne faisais pas de pause durant mon stage et de toute façon, je n’avais pas pris ma cigarette électronique avec moi car je ne ressentais plus le besoin.

Aujourd’hui, je ne fume plus 1 an et je ne vapote plus depuis 5 mois. Je vois encore des séquelles de mon addiction car je ressens toujours un manque pendant que je prends des verres ou en soirée. Je ne veux plus fumer car c’est de l’argent que je veux garder pour autre chose, et ça sent vraiment trop mauvais.

3 commentaires

  1. Bravo !!! Félicitations ! tu as arrêté toute seule ! J’ai commencé vers 12 ans, et j’ai complètement arrêté vers la fin 2016, je ne me souviens pas exactement de la date. Mais j’avais arrêté pendant 2 ans déjà, je savais que j’en étais capable. Pour autant c’est au cours d’une thérapie par hypnose que ma thérapeute m’a définitivement fait passer la moindre envie, et ce, sans que je ne le demande. Mais aujourd’hui, j’en suis ravie, et je ne peux plus sentir l’odeur d’une clope sans être écœurée (voir en colère !). Bravo, j’espère que tu tiendras toujours !

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    • Merci pour ce témoignage motivant ! Depuis que j’ai écrit cet article (et surtout repris les cours, donc les pauses) j’ai de nouveau très envie. Mais je tiendrais bon, ça sent trop mauvais !

      Aimé par 1 personne

      • Alice tiens bon. La cigarette coûte très cher. En argent, et en capital santé. Mais aussi pour l’environnement. 3 bonnes raisons de ne pas en fumer une seule ! Tiens bon 🙂

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