Le Fake-Healthy en Californie

Avant d’aller aux États-Unis, j’ai prié de tout mon cœur pour ne pas grossir. Je ne veux pas grossir car je me trouve plus jolie quand je suis mince et ça me donne plus confiance en moi.

En arrivant à San Francisco, j’ai commencé à faire plus de sport, à faire attention à ce que je mange, et surtout analyser les habitudes alimentaires des californiens.

Au début, tout se passait très bien. J’aime même perdu un peu de poids ! Mais juste avant que mes parents arrivent, j’ai pris un kilo en une semaine. J’avais effectivement pas fait beaucoup de sport cette semaine-là, mais ça ne pouvait pas être la seule raison de ma prise rapide de poids. J’ai donc vraiment commencé à analyser ce que je mangeais, mais surtout ce qu’on me donnait à manger.

Je me suis très vite rendue compte que dans la famille dans laquelle je vivais, ils mangeaient « healthy » comparé aux autres foyers. Nous mangions plus de légumes que les autres familles, et le ratio glucides / gras / protéines (animal bien sûr) était très suivi.

Alors qu’est-ce qu’on mangeait concrètement : souvent de la soupe (de tomate en septembre et de champignons en décembre), des légumes grillées à la poêle, eux mangeaient beaucoup de poulet revenu à la poêle, de temps en temps des raviolis, des commandes de « kale cesar salad » ou de chinois…

J’ai très vite remarqué la quantité de gras était ÉNORME. Pour vous donner quelques exemples, il y avait souvent du houmous comme accompagnement. Quand ils se servaient de houmous, ils rajoutaient une bonne cuillère à soupe d’huile d’olive directement dans l’assiette. Sinon, pour 200g de choux de Bruxelles rôtis au four, il devait y avoir entre 5 et 10 cuillères à soupe d’huile d’olive. On peut trouver des équivalences pour les légumes fris à la poêle. Je n’en mange pas, mais il y avait un tier de plaquette de beurre pour faire revenir à la poêle trois escalopes de poulet. Je vous passe d’autres exemples, mais pour résumer tout baigne dans de l’huile et le gras. 

Si vous voulez, c’est un peu comme toujours commandé une salade césar dans un restaurant, on se donne bonne conscience parce qu’il y a le mot salade ; mais en fait c’est tout autant calorique et mauvais pour la santé à cause de la sauce.

Manger et boire des produits healthy est plus ou moins un sport en Californie. Quel est le meilleur lait végétal ? Quelle pâtissier fait les gâteaux les meilleurs pour la santé ? Quelle glace végane est la meilleure ? Quelle est la meilleure recette d’épinard ? Quel est le meilleur porridge ?

En lisant ces questions, vous vous rendez bien compte que presque aucun de ces aliments ou plats n’est bon pour la santé (c’est bon juste pour le moral).

Le lait végétal m’a beaucoup surprise. Le deuxième ingrédient dans presque tous les Plant-base milk ou PBM est le sucre (après l’eau). Pareil pour le gluten-free oat and chia porridge, tout est chargé en sucre et en gras.

Donc, je pensais manger healthy pendant des mois, mais ce n’était qu’un leurre californien. Résultats des courses, j’ai pris 4kg en un peu moins de 3 moins en mangeant « healthy » et du sucre (mais je vous parlerai peut-être de ce poison un autre jour).

Pour sortir de mon exemple, la quantité de protéines ingérée est largement supérieur à ce que l’on a besoin. Le principal apport nutritionnel que les californiens cherchent à avoir est la protéine. Donc le steak saignant ou l’escalope de poulet est mis.e à l’honneur. Les légumes sont donc rares ; et quand ils sont là bourrés de gras. Sauf que quand on a pas besoin d’un régime hyper-protéiné (je pense au sportif de compétition), ça ne fait que grossir.

Nos amis les fibres ne sont pas vraiment les amis des californiens. Les légumes et particulièrement verts ou les fruits ne sont pas souvent présents dans les restaurants et dans les assiettes. J’avais effectivement appris je ne sais plus vraiment où que les probiotiques et les laxatifs sont les médicaments les plus vendus dans ce grand pays.

Pour conclure, la Californie héberge certes des restaurants meilleurs pour la santé que le Texas (exemple choisi presque au hasard, mais presque tous les états du centre des États-Unis iraient très bien), mais ça ne veut pas dire qu’ils sont quand même bon pour la santé. La phrase « le mieux est l’ennemi du bien » explique très bien la situation du faux bon pour la santé.

C’est en partie à cause de ma prise de poids que j’ai regardé les documentaires What The Health et Forkes Over Knives, et on peut effectivement voir que les états-uniens ne mangeant pas très bien.

Mais est-ce que la France est vraiment mieux ?

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